• Rise, Caesar !

    Bienheureux l'homme perché sur les rochers escarpés des hauts monts, et qui jauge de son oeil sévère les contrebas. Bienheureux l'homme, qui dressé au dessus de tous, hurle de concert avec le tonnerre et les formidables éclairs. Son regard impérieux s'égare dans les vallées lointaines et abandonnées, sur le moindre de leurs sillons et rivières; il observe chaque chose, chaque éléments, avec l'attention d'un roi contemplant son royaume. Il a fait du monde son trône, et désormais, au sommet même de son univers, il s'arrête pour en scruter les détails. Qu'il les aime les arabesques folâtres des forêts abondantes et des jungles luxuriantes; qu'il aime leur nectar sucré, dont le parfum enivrant flatte ses narines, là, sur sa montagne. La douce odeur de la sève des pins, des séquoias, des chênes et des boulots ! Quel concert ! Quelle harmonie !

    L'homme assis là bas au sommet, en apothéose, laisse derrière lui son existence, son essence, et s'arrête pour dévorer du regard un monde tout entier. Des étendues océaniques chatoyantes aux désert désolés, l'homme couve tout de son regard protecteur. Il peut sentir le vent battre sa peau - ce vent venue des vastes étendues du nord - et les rayons du pâle soleil caresser ses sens. Il est là, au sommet de tout et chacun, grand devant tous, empereur passionné embrassant d'un regard son empire et au delà.

    L'homme n'a rien. Il n'a ni fortune, ni succès, ni gloire, ni grandeur. Son existence ne représente que peu de chose, et le jour de son trépas, l'on s'arrachera sa modeste parure et ses misérables terres. Le flot pousse le flot - comme tout les autre, il sera pleuré, remplacé, oublié.

    Mais l'homme, là bas, là haut sur la montagne - cet homme qui, les bras ouverts, contemple son univers, l'oeil humide - ne s'abandonne plus aux soucis de l'existence, et à la quête du sens de celle ci. Il n'est plus l'être anonyme, perdu dans la masse, qui sera vite enterré et pleuré. Il ne s'intéresse plus du monde des hommes, et des grands désirs de pouvoirs.

    Puisqu'il est roi de sa montagne, roi de son univers, l'homme n'a plus d'attache au monde ici-bas. Il s'est élevé au dessus de tous, à abandonné l'univers fastidieux et cruel des hommes, pour rester sur son mont, et contempler sa vallée, ses forêts, ses océans et ses plaines. Il est homme sur la montagne, empereur sur ses terres, roi sur son trône.

    Bienheureux soit cet homme, capable d'oublier et d'ignorer, la société des hommes et leurs vices chéris. Bienheureux soit cet homme, qui à laissé derrière lui ce vortex assassin. 

    Bienheureux soit cet homme, car, juché sur sa montagne, il s'est approprié un monde entier. Il est l'homme devenu roi; roi devenu dieu, parvenu au sommet de sa puissance, au sommet de sa fierté.

    Sur son trône, César sourit paisiblement, et contemple son empire. Là, assis sur cette pierre façonnée par ses rêves, et mystifiée par ses folies, il a conquis l'univers.

    Debout César ! Contemple le monde dont tu as fait ton royaume, et au dessus de tous les hommes, aveugles et borgnes, devient le véritable empereur.

    Empereur de ton univers chimérique; empereur de tes rêves; empereur de ton âme; empereur de ta vie.

    Zehara

    Rise, Caesar !



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  • Commentaires

    1
    Mercredi 22 Août 2012 à 21:09

    Hmmmm, Bon blog, c'est bien ^^ A+

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